La paix intérieur est un combat de tous les jours

Des langues étrangères, des faits divers, et Charles Aznavour

Transfert
3 min ⋅ 19/02/2026

L’édito (de Sarah)

Impossible de commencer cette newsletter sans parler du Halftime Show de Bad Bunny, à la mi-temps du dernier Super Bowl. J'aurais aimé avoir le temps et la place d'en écrire des pages et des pages, mais il se trouve que ce n'est pas le cas. Je me contenterai de dire que c'était fou, incroyable, que je l'ai déjà vu dix fois, en dansant devant mon ordinateur. Et dites vous bien que je ne parle pas un mot d'espagnol. 

Dans un autre registre, j'expérimente actuellement une chose toute nouvelle pour moi : la paix intérieure. Depuis dix jours, tout se passe comme sur des roulettes. Je règle, jour après jour, plusieurs problèmes insolvables. Des trucs administratifs que je rechignais à faire, des arbres qui cachaient des forêts très chiantes, bref des choses qui m'angoissaient depuis des mois. Je me suis donc attelée à prendre le taureau par les cornes d'une part; les problèmes les uns après les autres d'autre part. Et les problèmes se règlent. Oui, moi aussi ça m'a choquée.

Pour cela, j'ai dû prendre un avion (et pas seulement pour m'extraire du temps parisien déprimant), mais il faut bien avouer que Charles Aznavour avait raison : la misère est moins pénible au soleil. 
Alors quoi ? Vous pensez que je vous parle de tout ça pour vous jeter mon bonheur au visage ? Eh bien non, puisque mes angoisses peinent à me laisser tranquille. Maintenant, je me demande ce qui va me tomber dessus. Si tout va bien, c'est forcément que je vais en payer le prix. Et puis, si ce n'est pas le cas, la vapeur va carrément s'inverser. Les emmerdes vont revenir un de ces quatre. Adieu apaisement, adieu tranquillité, bonjour les cernes bleus ! 

Mais pour l'heure, j'essaie de profiter de cette accalmie, de ce moment de plénitude où tout. va. bien. Et vous aussi, profitez des petits bonheurs du quotidien, des instants suspendus. Des respirations dans une vie qui va à mille à l'heure.


Si vous les avez loupés

Mostafa est chauffeur de taxi. Un soir de décembre, à Strasbourg, il prend un client comme un autre. Le trajet est court. La ville dort presque. Mais quelque chose se joue, là, dans l'habitacle. Quelque chose qui le changera pour toujours. Il a accepté de se confier au micro de Lola Collombat et de raconter une vie qui bascule en une seule nuit.
«Le dernier passager», diffusion le 12 février 2026.

Sur les photos d'Iraniennes prises par Shirin Neshat, les visages sont graves, les regards frontaux. Mais sur les peaux et sur les mains, elle inscrit des poèmes et des vers de révolte. Comme si le corps pouvait devenir un manifeste. Une langue qu'on n'arrête pas.
Sahar, elle, a très tôt compris que son corps ne rentrerait pas dans les cases. Enfant, elle danse en cachette, chez son grand-père, au rythme des poètes mystiques. Et quand elle arrive en France, tout s'ouvre : l'espace, les mouvements et la possibilité d'être libre. À l'heure où tout un pays se soulève, un témoignage indispensable d'une Iranienne, recueilli par Roxane Pour-Sadjadi.
«Tourner sur soi-même», diffusion le 16 février 2026.


Épisodes à venir

Lucie découvre la vie estudiantine de la plus agréable des façons. Des douces soirées, un départ en Erasmus, des rencontres du bout du monde. Elle tombe amoureuse. Elle vit le meilleur. Elle vit aussi le pire. Et, comme tous les gens qui n'ont plus rien à perdre, elle se découvre plus forte qu'elle ne l'aurait jamais pensé. Cette grande histoire a été racontée à Mona Delahais.
«Manger des pâtes en Italie», diffusion le 26 février 2026.


Quand Leslie part faire le tour du monde, presque sur un coup de tête, elle imagine qu'elle va rencontrer des gens tout au long de son voyage. Mais, seule dans son van, en Australie, elle comprend vite que ça va être compliqué de créer des liens. Jusqu'à ce qu'elle tombe en panne. Et croise la route d'une nouvelle famille. Une belle histoire d'amitié et de famille qu'on choisit, au micro de Mandy Lebourg.
«L'amitié du bout du monde», diffusion le 12 mars 2026.


La reco (de Benjamin)

Du Temps à Tuer, un podcast Initial Studio

Vous aimez le true crime ? Le tarot ? Les murs en brique ? Sarah Koskievic ? J'ai un excellent podcast à vous recommander (et promis, elle ne m'a pas menacé pour cela). Dans Du Temps à Tuer, Sarah discute avec son amie Hyena de meurtres, disparitions, enlèvements, cold cases et assassinats. Le twist ? Hyena sait tirer les cartes et n'hésite pas à leur demander plus de détails sur ces affaires qui regorgent encore de zones d'ombre.

Du Temps à Tuer est disponible en podcast sur votre application favorite, mais aussi en vidéo sur Spotify et YouTube, si vous voulez découvrir l'amitié de Sarah et Hyena en 4K. Entre hypothèses insensées, analyses circonstanciées, frayeurs inévitables et quelques fous rires, vous allez adorer plonger dans ces conversations aussi tranchantes qu'un couteau de boucher. Il serait criminel de passer à côté !


Le mot de la fin

Après avoir été surtout écoutés, les podcasts se donnent de plus en plus à voir. Du Temps à Tuer n’est qu’une première étape, alors restez à l’affût ! Vous aimeriez voir quoi de Transfert, vous ?

Vidéocastement vôtre,

Benjamin et Sarah

Transfert

Par Slate France