De l'automne, des vaches, des recherches
«Je ne suis pas seul·e.» C'est l'une de mes conséquences préférées d'Internet, une des rares qui en illustre encore la beauté. Sur Internet, on n'est jamais seul·e. Il y a toujours quelqu'un d'autre. Quelqu'un de disponible. Quelqu'un comme soi.
C'était tout l'enjeu des sous-cultures pendant des décennies : réussir à trouver sa communauté. L'autre qui pense comme nous, qui est comme nous. Il fallait parfois des années, pendant lesquelles on était «le seul». Le seul gothique du lycée. Le seul geek du village. Le seul furry de la ville. Trouver sa communauté était une quête, un périple dont on n'était même pas sûr qu'il porte ses fruits.
Internet a compressé tout ça. Les sous-cultures vivent en ligne et il est devenu très facile de trouver son alter ego. Peut-être qu'il habite à l'autre bout de la planète. Ce n'est pas bien grave : il est quand même là. Alors on n'est pas seul·e. On a une communauté. Aussi petite soit-elle. Aussi précise soit-elle. Je suis sûr que, quelque part dans un recoin du web, il y a une communauté du flan à la vanille. Qui n'est pas du tout la même que la communauté du flan au chocolat. Mais peut-être qu'elles se parlent quand même de temps en temps. Probablement pour dire du mal de la communauté du flan à la pistache.
Transfert aussi, c'est un petit bout d'Internet. Des inconnus se racontent pendant des heures, ils nous font rêver, nous émeuvent, nous bouleversent. Et, parfois, nous nous retrouvons en eux. Ils parlent. On écoute. On découvre, on apprend, on ressent. Et à la fin, quand on quitte nos écouteurs, c'est avec cette certitude. L'un des plus beaux cadeaux qu'on puisse faire. «Je ne suis pas seul·e.»
Quand Marianne rencontre William, elle pense que c'est le parfait compagnon pour se remettre de sa rupture. Il est attentionné, doux, il fait la cuisine, répare la maison, s'entend bien avec les ados de Marianne. Ils aiment se balader dans la nature flamboyante du Québec. Le temps d'une saison, elle est traitée comme une princesse. Jusqu'à ce que retentisse la chanson de l'automne. Un témoignage recueilli par Cassandra de Carvalho.
«Pour que le silence ne gagne pas», diffusé le 9 avril 2026
Pascal aime ses vaches. Toute sa vie tourne autour de ses animaux. Entre elles et lui, une relation s'est créée depuis de nombreuses années. Un lien indéfectible que rien ne pourrait briser. Mais quand un ennemi invisible s'invite dans son étable, Pascal se retrouve démuni. Pourtant, rien ne l'empêchera de se battre pour celles qu'il aime, comme il le raconte au micro d'Audrey Largouët.
«Toute une partie de moi», diffusé le 23 avril 2026
Thibault rencontre Marie au collège. Deux ados bizarres, deux ados identiques, qui sont les seuls à pouvoir se comprendre. Au bout d'un mois, ils sont inséparables. Et c'est ensemble qu'ils vont faire face aux questionnements qui naissent au cours de l'adolescence. Un récit recueilli par Clara Lainé.
«Le plus beau des hommages», diffusion le 7 mai 2026
C'est un grand voyage, prévu depuis longtemps. Tiphaine est amoureuse du Japon. Elle veut visiter le pays, voir autre chose que Tokyo. Elle voudrait que Damien, son frère, l'accompagne, mais c'est impossible pour lui. Elle embarque donc seule pour le pays du Soleil-Levant. Le 28 juillet 2018, elle arrive à Nikko, ville des sanctuaires dans les montagnes. Depuis ce jour, Damien cherche sa sœur. Raconté au micro de Louise Régent et disponible dans notre offre premium Transfert Club.
«L'énigme de Nikko», diffusion le 11 mai 2026
Vous avez regardé la série The Pitt ? Regardez The Pitt. C'est dense. Intense. Politique. Déchirant. Regardez The Pitt.
Le sujet de la communauté, trouvée comme choisie, est un thème qui me tient particulièrement à cœur. Mais si on en parle dans cette newsletter, ce n'est pas complètement par hasard : Transfert est aussi une communauté. Et il y a de belles surprises qui arrivent très très vite à cet égard. Restez à l'affût. Vous ne le regretterez pas.
On se retrouve bientôt,
Benjamin et Sarah